Quand la première victime du film d’origine passe derrière la camera pour ce nouvel opus, les yeux des nostalgiques brillent. Shane Black est un nom qui évoque des oeuvres comme L’Arme Fatale, Last Action Hero ou encore  The Nice Guys récemment. Cet homme incarne l’esprit du cinéma des années 90 avec son cocktail détonnant d’action et d’humour. Dire que ce The Predator suscitait de l’attente est un euphémisme.

On attaque d’emblée avec une envolée spatiale qui provoque l’arrivée d’un Predator sur terre et sa rencontre avec des militaires sur-entrainés. La trame narrative se réduit à une simple course-poursuite entre un Alien tueur et un homme prêt à tout pour sauver son fils. D’apparence microscopique, le scénario se révèle astucieux à bien des égards et peu avare en dialogues hilarants. Pour exemple on prendra cette réplique :

Ostensiblement, Forrest Gump n’a qu’à lire la boite pour savoir ce qu’il y a à l’intérieur

Ou encore : 

l’alien c’est Woopy Goldberg

Un humour qui nait d’une bande qui se forme sur le tard. Une bande de dingues qui, si elle n’est pas parfaite, garantie son lot de situations drôles et de fusillades rythmées. On notera d’ailleurs de belles idées durant celles-ci comme ce chien Alien qui sera tout du long considéré comme un chien humain ou encore le sacrifice de deux compagnons à bout portant et filmé de manière élégante. Le film parvient à alterner entre la poursuite et les combats avec un sens du rythme plutôt bon et des vannes qui sortent de manière naturelle en faisant mouche très souvent. Ce nouveau Predator porte donc indéniablement la patte Shane Black, cet alliage qui fit la renommée de Riggs et Murtaugh, de Jack Slater. Ces héros de films que l’on revoit avec un plaisir intact et le sourire aux lèvres.

Bien entendu, la générosité du film et sa volonté de raviver l’esprit d’antan ne suffisent à en faire une réussite complète. En effet, les personnes peu travaillés et certaines répliques un peu réchauffées plombent le film sur la durée. Les relations familiales et la formation d’une escouade de barjos sont faites de manière trop rapides là où une caractérisation plus longue aurait pu donner lieu à un attachement plus profond. Pourtant, il semble difficile de reprocher au film sa longueur car celui-ci maintient un rythme soutenu et n’est pas avare en action.

The Predator n’a pas l’aura de son illustre prédécesseur mais ravive un esprit 90’s que le cinéma perd et que Shane Black ravive aussi souvent qu’il passe derrière la camera. Vous ne serez pas épaté par The Predator mais c’est un bon moment à passer.     

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