La légende des rois célestes est le troisième volet des aventures du détective lancées par deux premiers opus aux qualités nombreuses. D’une part, des enquêtes bien ficelées et retorses. D’autre part, une reconstitution historique couplée à des chorégraphies aériennes et sublimes qui offrent des moments épiques. Ici, la recette est reprise mais avec une maitrise accrue que l’on se doit de saluer.

Après avoir été honoré par l’empereur, Dee se voit offrir l’épée Dragon Docile et s’attire la méfiance de l’imperatrice qui veut la récupérer. Elle engage une escouade de magiciens douteux et lance alors une chasse contre Dee qui va bouleverser l’empire.

Tsui Hark n’est pas un débutant en matière de film à grand spectacle et les deux premiers opus en sont un parfait exemple. En effet, la première chose qui frappe dans le film est le travail visuel remarquable opéré. Festival de couleurs continu, La légende des rois célestes brille grâce à une vivacité qui se retrouve dans la minutie des chorégraphies et la multitudes de scènes de combats jouissives. Très aériennes, ces dernières sont un exemple tant elles sont parfaitement lisibles même lorsque des dizaines de combattants entre en jeu. On apprécie les fulgurances de Dee armé de son bâton dans les débuts du film ou encore les envolées de Yuchi et ses deux épées. Spectacle complet, l’oeuvre ajoute en plus une déferlante d’effets visuels grandioses : l’apparition d’un monstre géant avec des yeux sur tout le corps ou encore le gorille géant sont autant d’éléments qui renforcent l’immersion dans cet univers. 

Et on ne peut que saluer le travail opéré sur les décors. Une minutie qui se retrouve dans le cérémonial omniprésent qui apporte à l’oeuvre l’ampleur qu’elle mérite. On notera aussi une large galerie de personnages qui laisse place à des sous-intrigues lorgnant sur un amour naissant et la loyauté notamment. C’est d’ailleurs  l’une des forces du film car on passe d’un genre à un autre en un claquement de doigt. Il y a d’abord l’enquête avec une méthodologie qui rappelle un certain Holmes puis on pense au film d’action avec des combats intenses. Ces bascules de genre entretiennent un suspens qui jamais ne décroît au cours des 2h30 que dure l’aventure. D’ailleurs, les nombreuses thématiques abordées apportent au film une profondeur narrative appréciable et laisse penser qu’un quatrième volet verra le jour afin d’approfondir les trames mises en route (La maladie de Dee notamment). Il est d’ailleurs recommandé de rester à la fin de la séance pour de petites scènes sympathiques et qui évoquent, entre autre, la suite des événements. 

Spectacle total, Le légende des rois célestes est le joyau de la trilogie de Tsui Hark. Un film vivant et qui offre de nombreux grands moments. Une des belles surprises de cette année.

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