Riding Through This World…All alone

If someone takes your soul…you’re on your own

Tels sont les mots qui lancent le générique de SOA créée par Kurt Sutter qui s’est immergé dans la vie d’un véritable club de motards pour s’imprégner de l’ambiance et offrir un réalisme maximal. De ce point de vue là, la série est vraiment très interessante car elle donne par petites doses ce qui fait l’identité des Sons of Anarchy que l’on suit durant 7 saisons. On découvre ainsi que le club est divisé en plusieurs groupes appelés Chapitres et organisés par régions. Chaque chapitre à uns structure hiérarchique claire : un président, un vice président, un sergent en charge de la sécurité et des exécutions, un secrétaire en charge des finances et des membres aspirants entre autres. On découvre les règles qui régissent l’univers de ce gang qui, sous une façade de garage, cache un énorme traffic d’armes aux ramifications complexes. L’organisation se traduit dans les sorties à moto, aux guidons de Harleys, car qui ne peux conduire sa moto n’est plus un membre. Ainsi dans le cortège, de la tête à la queue, on retrouve la président, son vice-président et ainsi de suite. Le monde des bikers est un monde ordonné où chaque chose, chacun a un place et un rôle à tenir. Les décisions inhérentes à la vie et aux affaires du club se regèlent au tour de la table présider par le président du chapitre où l’on vote les choses à main levée. Complexe microcosme « démocratique », le club est un lieu animé que l’on ne quitte qu’avec difficulté tant la série se dote d’un charme fou.

La série a d’ailleurs beaucoup de similitudes avec les Sopranos où la double vie de son héros allie Mafia et vie de famille. Jax Teller incarné par Charlie Hunnam est en proie à un doute sur sa vie et son devenir d’homme qui va mener le club à des évolutions radicales au cours de la série. Entre Tony Soprano et Jax, il n’y a qu’une fine limite de crise identitaire. (Evidemment la comparaison entre les deux show s’arrêtera là car la qualité affiché par Les Sopranos semble difficilement égalable) Les tourments de son héros naissent de la découverte d’un carnet laissé par son père ancien président du club dans lequel il évoque ses doutes sur ce club qui semble s’être perdu en route assoiffé par l’appât du gain et une tornade de violence impossible à enrayer. A ce titre, la série impose une violence qui ne cessera jamais de croitre au point d’en devenir parfois artificielle alors qu’elle était dans les premiers temps une nécessité de nous rappeler que les hommes à l’écran ne sont pas des enfants de coeurs. On retrouve dans ce show une galerie dingue de personnages d’ailleurs. A commencer par les membres récurrents : Chibbs, Juice, Tig, Happy, Clay, Opie et bien d’autres. La série n’est pas non plus avare en Guest de choix : Danny Trejo, Rockmond Dumbar, Kurt Sutter ou encore l’hallucinante prestation de Walton Goggins et celle de Ray McKinnon qui marquera la saison 4. Du beau monde et des personnages savamment écrits et offrant des arcs narratifs souvent intéressants. A ce titre la lutte entre Maggie Siff et Katey Sagal offrira de belles scènes intenses de haine.

L’habillage générale de la série ne fera jamais aucune fausse note grâce notamment à une bande-son exemplaire. Qu’il s’agisse de reprises dantesques : House of The Rising Sun, All along the Watchtower, Gimme Shelter ou de morceaux originaux : This Life, Comme Join The Murder ou encore The Whistler (on saluera les multiples chansons de l’immense The White Buffalo, artiste unique et remarquable), la série sait jouer de la musique pour conclure des arcs narratifs et marquer certains épisodes dans le coeur du spectateurs. Un coeur que la série a gros tant elle parvient à nous immerger avec ces mauvais garçons et à nous faire oublier ce qu’ils sont. On pardonne les pires actes et on s’attache à eux en dépit de leurs mauvaises décisions. Qui n’a pas changer d’avis sur Tig ? Qui n’a pas été ému par Juice, Opie ou Jax ? Faire de ces gens des humains est un tour de force assurément que la série ne ratera jamais mais dans ses moments de faiblesses. Car que l’on ne s’y trompe pas, la série s’est perdu au sortir de l’excellente saison 4. Les premières saisons lancent un élan dingue et jouissif tant on est passioné par les aventures en cours et les trames lancées de ci de là. Mais arrivé à l’arc attendu à la saison 4, on se retrouve dans des trames artificielles qui scelleront l’avenir de la série dans les saisons 5 et 6 pour conclure sur une saison 7 confuse et peu passionnante. En dépit d’un final hautement poétique et plutôt original, la série donne des regrets devant son étirement inutile.

Qu’importe ses errements, Sons of Anrachy marque le spectateur avec son monde impitoyable où la violence n’a d’égale que l’attachement que l’on porte à ces motards gangsters.

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