Electric Mud (Muddy Waters)

Muddy Waters est sans conteste l’un des artistes de blues les plus influents qui soit. De son premier enregistrement en 1940 (dans une plantation du delta du Mississippi) à l’arrivée de l’ovni musical Electric Mud il ne cessera d’apporter sa touche au blues. En effet, c’est en abandonnant la guitare acoustique au profit de la guitare électrique qu’il créera l’émergence d’un genre le Blues Rock popularisé entre autres par Eric Clapton ou encore les Rolling Stones. Muddy de son vrai nom McKinley Morganfieldse distingue par sa voix reconnaissable entre mille. Une signature vocale qu’il obtient grâce à un travail spécifique en déformant volontairement sa bouche pour obtenir la sonorité désirée. Il accompagne ses morceaux la plupart du temps de solos puissants et électriques.

Au cours de sa longue carrière il publiera un grand nombre d’albums mais s’il y en a un qui a une saveur particulière c’est bien Electric Mud (Electric ne faisant pas référence à l’utilisation de guitare électrique qui date de l’arrivée de Muddy dans le label Chess Record). Au tournant de la fin des années 60, l’émergence du rock psychédélique pousse Marshall Chess à vouloir faire enregistrer à Muddy Waters le premier album de blues psyché. Un pari fou que cet album expérimental qui utilise des outils tels que la pédale wah-wah (nom donné à cet objet car il déforme le son suivant la fréquence d’une voix humaine prononçant la syllabe Oua) et aussi la distorsion. A sa sortie l’album sera décrié aux Etats-Unis pour son coté psyché mais aura le droit à un bel accueil en Angleterre.

Composé de seulement 8 pistes, l’album commence fort avec le morceau I Just Want to Make Love to You. Distorsions et solo délirant ponctuent le morceaux avec une gradation ascendante qui se lit dans la voix mais aussi dans l’évolution du son qui se fait plus pressant et plus électrique. Le second morceau lui tranche avec une amorce plus légère (avec tout de meme des distorsions toujours plus présentes). S’ensuit une reprise originale des Stones (groupe qui doit son nom à Muddy avec le morceau Rollin Stones) avec le morceau Let’s Spend The Night Together qui installe l’album encore plus dans l’originalité puisque la version d’origine est méconnaissable sous les traits psyché insufflés par Muddy.

Arrivé comme une bombe en 1968, l’album marqua le retour de la légende du blues qu’est Muddy en l’intronisant comme un précurseur d’un genre (et en réalité d’une multitude de sous-genre du blues) qui continue aujourd’hui de prospérer sous son influence toujours sous-jacente.

Muddy Waters est le King du blues, ni plus ni moins.

Mes conseils d’écoutes :

-Hard Again
-I’m Ready
-After The Rain

Un extrait pour découvrir la voix du bonhomme :

Le morceau qui a nommé les Rolling Stones

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