Dans un futur proche la traque au célibataire est lancée et toute personne n’étant pas en couple se voit donné 45 jours dans un centre spécialisé pour trouver l’âme soeur sans quoi il sera transformé en animal. Au travers du méconnaissable Colin Farrellnous découvrons un univers où la rencontre est forcée, où le destin n’a plus lieu d’être. Lui, qui a choisi d’être transformé en Homard assiste et subit des soirées dansantes aussi animées qu’un match de Ligue 1, des séances de chasses à l’hommes dans les bois et les parades amoureuses des poils mous de la jambes légères.

Dans la lignée plus ou moins direct du grandiose Her, ce film propose un univers original et atypique. Découpé en deux parties, le film s’attache dans un premier temps à proposer un univers froid que la musique embaume d’un caractère militaire voire même mécanique. L’humour noir prononcé du film le rend attachant et décrochera un bon nombre de fous rires au spectateur. Néanmoins sur la seconde partie, on reste un peu sur notre fin comme si ce second acte tirait trop en longueur et perdait la saveur du premier où l’on prenait un malin plaisir à voir tous ces célibataires mal à l’aise et rivaliser de techniques de dragues toutes plus maladroites les unes que les autres.

Jouant clairement sur le diktat du couple qui dans notre société s’instaure comme une norme. Le films pose la question suivante : mais à quoi bon forcer le destin ? L’ordre établi ne peut être bousculé et toute la première partie est une métaphore de cette notion. La peur de se laisser vivre, de ne pas essayer de changer sa nature en essayant de forcer les choses rapprochent les gens de la mort dans le film et l’on y voit clairement la marque de ce qui ne croient pas en la possibilité d’être heureux.

En dépit d’une excellente idée, The Lobtser ne tient pas sur toute sa durée les promesses faites mais force est de reconnaitre qu’une telle originalité est rare et appréciable. La performance de Colin Farrell, son excellente premier et la tout aussi bonne réalisation (saluons certains plans de la première partie notamment la femme aux biscuits et sa fin horrible) en fond tout de même l’une des très bonnes surprises de l’année.

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