Quatrième aventure dans la peau de 007 pour Daniel Craig et pour l’occasion c’est un épisode qui marque le retour au source de la saga. Tout commence par le célèbre Gun Barrel qui offre à Craig une occasion de marquer encore plus la saga de son empreinte. Ensuite il y le retour de Sam Mendes derrière la caméra pour un second film dans l’univers de James Bond et il devient ainsi le premier à réaliser deux épisodes à la suite (Martin Campbell, Guy Hamilton et Lewis Gilbert en ont aussi réalisé deux mais pas à la suite).

Tout commence donc par ce Gun Barrel puis par une scène absolument grandiose faisant notamment référence au personnage de Baron Samedi. Filmé en plan séquence, l’introduction est tout bonnement brillante de tension et bourré d’action et sonne comme un appel que Craig fait depuis qu’il a prononcé ces mots désormais célèbre dans le final de Casino Royale :

The name’s Bond. James Bond.

Les promesses faites alors par les excellents Skyfall et Casino Royale sont alors en bonne voie de concrétisation et même on se met à croire à un volet surpassant tout ce qui a précédé. Intéressant point de départ que celui prit par l’histoire qui décide de renouer avec l’ennemi numéro un de Bond : Spectre. De plus, cette volonté s’accompagne d’une connexion avec toutes les aventures de Bond sous l’ère Craig. En bref, on pouvait espérer beaucoup de ce film mais la vérité est moins glorieuse.

En effet, entre jeux de mots mal amenés et gags passables l’écriture se révèle d’une grande pauvreté . L’histoire ne parvient jamais à décoller vraiment et les scènes se succèdent sans vraiment nous surprendre et beaucoup de ressorts que l’on imaginait complexe sonnent comme des petards mouillés. L’opposition offerte par Cristoph Waltz n’est pas suffisante et le personnage de Lea Seydoux est trop lisse, mal écrit et sans réelle profondeur. Cependant, le travail et les efforts entrepris dans la réalisation par Sam Mendes sont louables (beaucoup de plans sont ingénieux et s’appuient sur des effets d’ombres et de lumières des plus travaillés). Saluons aussi la musique qui par petites touches produit toujours son effet(merci Monty Norman) et aussi la prestation de Daniel Craig qui incarne le meilleur James Bond de l’histoire.

C’est avec une profonde déception que ce nouveau volet des aventures de Bond m’a ennuyé pendant 2h30 avec son intrigue mollassonne et qui pourrait se résumer par cette jolie expression :

Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre.

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